Vivait-on en harmonie aux 17 ème et 18ème siècles ?



C’est encore Montesquieu et je suis de retour ! Ce que j’observe à présent est très différent de ce que j’ai pu vivre dans mon ancienne vie au 18ème.
Il y avait à l’époque un gros contraste entre les différentes classes sociales, notamment entre la noblesse et les paysans. En effet les classes moyennes comportaient diverses professions et catégories. D’une part rentiers et propriétaires, certains  atteignaient presque le niveau de vie de l’aristocratie et d’autre part les employés, commerçants (bourgeois), petits ou grand, dont certains ne se  dissociaient guère de l’artisanat, tous confinés dans les habitudes et les traditions qui faisaient parfois figures de préjugés.
La population française était divisée en trois ordres dont les fonctions étaient hiérarchisées en dignité : le clergé, la noblesse et le Tiers État, des « sociétés d'ordres «. Cette séparation reposait sur une idéologie et une tradition, non sur un critère de mérite personnel. La société d'Ancien Régime était aussi une société catholique.
Etre « honnête homme » était un grand mot au 17ème, 18ème siècle. Il fallait plaire et  séduire. Ses manières étaient raffinées, ses vêtements élégants, il savait briller en société, s’adaptait à toutes les personnalités. Voilà ce qu’était un « honnête homme » !
Concrètement à cette époque les conditions de vies n’étaient pas les mêmes pour tout le monde
C’était une société où tous n’avaient pas les mêmes droits. Ainsi la noblesse et le clergé jouissaient de privilèges dont était privé le Tiers-Etat.
Les réunions qui se déroulaient dans les salons s’entretenaient des sujets les plus divers (littérature, évènements de la cour, futilités de la mode, sentiments et vie amoureuse). On s’exerçait à dire des choses grossières dont personnes ne s’effarouchait ! Cette société fessait ses classes et disciplinait ces manières. Leurs activités et passe-temps étaient liées au plaisir : le luxe, la mode du luxe, discuter sur la poésie, des repas de cérémonie, bals, concerts, marionnettes,…
De l’essai à la poésie en passant par le théâtre, de nouveaux genres littéraires se créaient comme : le roman, notamment le roman par lettres. Ainsi mon camarade Voltaire avec son conte Candide, moi-même dans Les lettres Persanes, profitaient d’une fiction attrayante pour porter un regard critique et ironique sur les institutions politique et sociale.

Commentaires

  1. Bonjour je me présente, je suis maire d'une ville de France, et je voulais vous signaler que de nos jours, les "classes sociales" sont très différentes et que la hiérarchie de votre époque n'existe plus. Certes elles existent toujours inéluctablement mais de façon moins marquée comme par exemple, on ne parle plus de paysans mais de la classe populaire. De plus, l'ascension sociale et économique est possible de nos jours grâce à l'enseignement donné aux enfants.

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